A peine votée, Hadopi pose des problèmes - Le Figaro

«L'État n'a pas à faire peser financièrement sur les opérateurs les coûts d'une mission d'intérêt général étrangère à l'activité de ces mêmes opérateurs», a réagi jeudi la fédération française des télécoms. Un principe consacré par une décision du Conseil constitutionnel du 28 décembre 2000. «Il reviendra donc à l'État d'assumer les coûts très lourds afférents à la mise en oeuvre de l'ensemble du dispositif», poursuit la fédération. La facture sera lourde : à elle seule, la refonte des systèmes informatiques et de facturation nécessaires pour couper l'accès des abonnés, se chiffre déjà à 70 millions d'euros !

«Est-ce aux consommateurs de sauver une industrie en déclin parce qu'elle n'a pas su s'adapter à la nouvelle donne technologique et élaborer un nouveau modèle économique ?», s'interroge l'association de défense des consommateurs Adeic. Et de dresser une longue liste à la Prévert des taxes déjà collectées et reversées aux ayants droit : taxes sur les CD, RW et DVD ; taxes sur les mémoires et disques durs intégrés à un téléviseur ; taxes sur les clés USB ; taxes sur les téléphones mobiles multimédias ; taxes sur les cartes mémoires etc.