Art. R. 335-3. - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe le fait :

1. De détenir en vue d'un usage personnel ou d'utiliser une application technologique, un dispositif ou un composant conçus ou spécialement adaptés pour porter atteinte à une mesure technique efficace mentionnée à l'article L. 331-5 du présent code qui protège une oeuvre, une interprétation, un phonogramme, un vidéogramme, un programme ou une base de données ;

2. De recourir à un service conçu ou spécialement adapté pour porter l'atteinte visée à l'alinéa précédent.

Ces dispositions ne s'appliquent pas aux actes qui ne portent pas préjudice aux titulaires de droits et qui sont réalisés à des fins de sécurité informatique ou à des fins de recherche scientifique en cryptographie. "

La loi DADVSI en application - Ecrans.fr

Par ce décret, le gouvernement rend passible d'amendes de quatrième catégorie (jusqu'à 750 euros) de très nombreux actes pourtant légitimes. En effet, la seule exception de contournement autorisée par ce décret est limitée aux actes qui ne portent pas préjudice aux titulaires de droits et qui sont réalisés à des fins de sécurité informatique ou à des fins de recherche scientifique en cryptographie, ce qui ne s'applique donc pas au simple citoyen à la recherche d'interopérabilité, qui ne porte pourtant pas préjudice aux titulaires de droits.

Ceci montre donc que contrairement aux affirmations du Ministre de la Culture, cette loi ne crée pas les conditions nécessaires à l'interopérabilité, mais bien au contraire l'interdit et la sanctionne en criminalisant les amateurs de culture qui chercheraient à regarder ou écouter avec le matériel de leur choix des oeuvres légalement achetées.

Le Collectif StopDRM dénonce l'illégitimité du décret sanctionnant le contournement de DRM - StopDRM